Plan de jardin - Jardin biologique -Tout pour le jardinage biologique
« Il y a plus de plaisir à faire un jardin qu’à contempler le paradis. »
Anne Scott-James
Le jardinier du marais, mon frère, nous a quitté, amoureux de la vie, il nous a laissé ses chroniques...

Andrène gravide et Nomade bifasciée
Il ressemble beaucoup à son cousin, l'Andrène à pattes jaunes (Andrena flavipes). Il s'en différentie toutefois par une pilosité grisonnante sur la face, les côtés et le dessous du thorax, bien tranchée au regard de la fourrure du dessus du thorax brune. L'abdomen noir est également rythmé de fines bandes de poils plus clairs.
Sinon, avec une allure générale comparable, la femelle de l'Andrène gravide (Andrena gravida) arbore les même brosses de collecte jaune orangé. Les deux espèces voisinent actuellement sur pissenlits et ficaires.
Non loin de là rôdent les nomades, des abeilles-coucous spécialisées, parasites des abeilles sauvages du genre Andrena : à chaque andrène sa nomade quasi attitrée ! Pour l'Andrène gravide, c'est plutôt la Nomade bifasciée (Nomade bifasciata).
On dirait une petite guêpe, noire et jaune, comme toutes les nomades, rehaussée ici de rouge orangé : antennes, pattes et premiers segments de l'abdomen.
En bonne abeille-coucou, elle guette les allées et venues de son hôte involontaire. Lorsque celle-ci sort de son nid terricole après l'avoir approvisionné, elle met à profit le temps d'une nouvelle récolte de pollen pour y pénétrer et y pondre. Ses larves croqueront celles de l'Andrène gravide puis les réserves accumulées. Commence alors une longue métamorphose pour une émergence de nouvelles abeilles parasites au printemps suivant.
Le jardin du père Narcisse
"De mai, chaude et douce pluie fait belle fleur et riche épi."
En mai, fais ce qu'il te plaît... mais au potager, prudence !
Ah, le joli mois de mai ! Quel bonheur, mes amis jardiniers, d'entendre les oiseaux chanter, de voir au loin les collines verdir, tandis que les acacias blanchissent les haies et les bosquets. Je vous avoue que les mains me démangent dès le lever du soleil. Mais attention ! Soyons prudents !
N'allez pas croire qu’avec le réchauffement climatique, on puisse tout semer ou tout planter précocement à la va-vite. Il s'agit plutôt d'un sacré dérèglement climatique capable de générer des gelées très tardives. Alors, soyez patient. Dans mon jardin, j'attends toujours que ces fameux Saints de glace soient passés, du 11 au 13 mai, avant de laisser totalement libre cours à mes envies.
En attendant que le risque de gel soit totalement écarté, sous mes châssis bien exposés et dans ma petite serre, j'ai déjà commencé à semer mon céleri. J'y avais déjà semé en petits godets les melons, courges, potirons et concombres. Bientôt, tout ce petit monde ira rejoindre le potager, mais, pour l'instant, ils restent à l'abri.
Dehors, que ce soit dans mon coin pépinière ou directement sur mes planches de culture, mes semis vont bon train. J'en ai fait une belle liste cette année ! Ce matin, j'ai semé l'arroche, la betterave, la carotte et le fenouil. Côté choux, je ne me suis pas privé, j'ai tout mis : brocoli, chou cabus, chou de Milan, chou de Bruxelles, chou-fleur et chou-rave. (Voir tous les semis)
Et je n'ai pas oublié le reste : j'ai tracé de beaux sillons pour les haricots, le maïs doux, les navets, les panais, les poireaux d’hiver et les pois à grains ridés. J'ai aussi semé de quoi nous faire de belles salades estivales avec mes laitues d’été, un peu de pissenlit, de la poirée, du pourpier, de la tétragone et, bien sûr, les incontournables radis qui croquent sous la dent, sans oublier une belle ligne de persil.
En pleine terre, j'ai repiqué mes artichauts, toutes sortes de petites salades, encore des choux et bien sûr, la pomme de terre. J'ai d'ailleurs commencé à butter généreusement mes premières plantations, la récolte n'en sera que meilleure ! Et croyez-moi, j'ai fait une place de choix à mes plantes aromatiques, indispensables à mon jardin bio.
Dans ma démarche bio, j'ai toujours préféré prévenir que guérir. J’ai préparé une décoction de prêle que j’ai pulvérisée en prévention sur mes rosiers et mes arbres fruitiers pour les revitaliser.
Pour aider la nature, j'ai passé l'après-midi à éclaircir mes pommes et mes poires. C'est un crève-cœur de retirer des fruits, mais en ne gardant qu’un seul beau fruit par bouquet, je sais que j'aurai une récolte magnifique. Dans mes cerisiers, j'ai installé mes pièges à mouches, c'est le moment crucial ! Et j'ai donné un petit coup de soufre en poudre à mon groseillier à maquereau, histoire de lui éviter cette vilaine attaque d'oïdium qui le guette chaque année.
Côté ornement, j'ai enfin repiqué en pleine terre les petites annuelles que j'avais semées sous abri en mars-avril. J'en ai profité pour semer directement dehors quelques joyeux soucis. Enfin, j'ai attrapé mon sécateur pour tailler mes arbustes à floraison printanière qui ont fini de nous émerveiller ; ça va leur redonner de la vigueur.
Enfin, la pelouse pousse à vue d'œil et j'ai sorti la tondeuse. Mais attention, je ne jette rien ! J'ai soigneusement mis toute cette belle herbe coupée sur mon tas de compost, en prenant bien soin de la mélanger avec les broyats bien secs issus de mes tailles. Ça me fera un excellent compost pour nourrir ma terre la saison prochaine.
Allez, j'y retourne, le jardin m'appelle !
Les conseils d'amatxi :
Avec la terre réchauffée par le soleil de cette fin avril, au début du mois de mai, semez en pleine terre les fleurs annuelles.
Pour maintenir vos rosiers en pleine forme, traitez préventivement avec une décoction de prèle.
Taillez les lilas après floraison.
Ce blog est uniquement consacré à la culture biologique du potager et de vos parcs et jardins. Il est bien entendu dédié au développement durable. Léguons à nos enfants un paradis.