Plan de jardin - Jardin biologique -Tout pour le jardinage biologique
« Il y a plus de plaisir à faire un jardin qu’à contempler le paradis. »
Anne Scott-James
La nature s'éveille doucement avec le printemps, la chronique du jardinier du marais fait son grand retour.

Carte de géographie : génération printanière
Drôle de nom pour un papillon ! La Carte de géographie le doit au revers de ses ailes postérieures, parcouru de lignes blanches à la manière d'un relevé cadastral. L'imagination aidant, on peut y voir les rues d'une ville, à la base des ailes, puis les routes et le parcellaire de la campagne environnante...
Les entomologistes du XVIIIe y voyaient plutôt une toile d'araignée. D'où le nom latin de l'espèce (Araschnia levana). Mais il faut bien avouer que l'on pense plutôt aujourd'hui à Google map et consorts !
La Carte de géographie se distingue encore par son étonnant dimorphisme saisonnier. Avec un semis d'épaisses taches noires sur un lumineux fond orangé, actuellement, à l'émergence printanière, pour une assez courte première génération (avril-mai). Puis dans une dominante d'un noir profond animé de bandes et de taches blanches pour une génération estivale qui tient son pic en juillet et se prolonge jusqu'en septembre.
On jurerait deux espèces distinctes mais, quelle que soit la saison, le réseau routier est toujours là un revers des postérieures !
Le jardin du père Narcisse
"Si la pluie d'avril vaut son pesant d'or, quand le tonnerre va, c'est un trésor"
Le froid n’a pas dit son dernier mot. Attention, avant de vous lancer tête baissée avec vos sachets de graines. C’est le ciel et votre terroir qui commandent ! Adaptez toujours ces travaux au climat de votre région. Si la terre est encore collante ou qu’il gèle, patientez pour les semis, il y a tant à faire au jardin.
Sous le châssis et dans la serre, j’y ai déjà semé les frileuses et les gourmandes : mes concombres, les courges, quelques beaux melons et des aubergines. J’y ai même glissé le basilic pour pour le planter entre les tomates, et une première tournée de céleri-rave pour lui donner une longueur d’avance.
J’ai sorti le semoir pour les semis directs. Il y a de quoi faire : carottes, céleris raves et branches, cerfeuil, choux cabus, choux-raves, de beaux épinards verts, des navets, des panais, et l’incontournable persil. N’oublions pas les poireaux, les petits pois, les radis à croquer avec un bout de beurre, et puis les légumes d’autrefois, les salsifis et les scorsonères.
Côté plantation, j’ai mis en terre les pommes de terre précoces, les oignons, les échalotes et quelques pieds d’estragon et de laitue. Dans le fond, j’ai installé les topinambours et les crosnes. Et si vous avez la chance d’avoir un climat doux, n’hésitez pas, c’est le moment de planter les artichauts !
Les vieilles tuiles par terre… C’est mon piège à limaces ! Avec les pluies de printemps, elles sont de sortie. Le matin, je retourne la tuile et je les ramasse.Si vraiment elles sont trop nombreuses dans votre potager bio, un peu de phosphate de fer (le Ferramol) sera très efficace et respectera la nature.
Gardez aussi l’œil ouvert, le nez sur vos fèves, vos rosiers et vos arbres fruitiers : les pucerons arrivent vite. Surveillez-les de près en attendant le renfort des coccinelles.
Pour le plaisir des yeux et des abeilles, j’ai semé à la volée toutes sortes de fleurs annuelles rustiques pour garnir les massifs et les potées. Pour les plus gélives, comme les cosmos, les zinnias ou les sauges, je les garde encore bien au chaud sous le châssis.
Mettez en terre vos glaïeuls et vos dahlias.
Pendant que vous êtes du côté de l’ornement, profitez-en pour nettoyer la mare ou le bassin. Et passez voir vos rosiers : après un bon petit nettoyage de printemps, offrez-leur une belle couche de compost bien mûr.
J’en ai épandu aussi de belles brouettes au pied de mes arbres fruitiers, bien à l’aplomb des branches, là où les petites racines viennent se nourrir.
Je viens tout juste de greffer mes pommiers en fente et en couronne. Du côté des petits fruits, il y a de l’action aussi : j’ai bouturé mes groseilliers et mes cassissiers, et j’en ai profité pour diviser les vieilles touffes de framboisiers afin de leur redonner de la vigueur.
Voilà, mes amis. Il y a du pain sur la planche, mais quand on aime la terre, ça ne ressemble jamais vraiment à du travail. Allez, je vous laisse, j’ai mes semis de carottes qui m’attendent !
Les conseils d'amatxi :
Les rosiers sont des plantes généralement robustes, mais pour profiter de leur floraison et de leur parfum après les tailles et un léger travail du sol, apportez-leur une généreuse couche de compost de 5 à 10 cm d’épaisseur. Griffez le sol pour mélanger le compost à la couche superficielle du sol.
Bouturez les arbustes à petits fruits, comme les groseilliers et cassis.
Divisez les plus grosses touffes de framboisier.
Ce blog est uniquement consacré à la culture biologique du potager et de vos parcs et jardins. Il est bien entendu dédié au développement durable. Léguons à nos enfants un paradis.