Plan de jardin - Jardin biologique -Tout pour le jardinage biologique
« Il y a plus de plaisir à faire un jardin qu’à contempler le paradis. »
Anne Scott-James
Le jardinier du marais, mon frère, nous a quitté, amoureux de la vie, il nous a laissé ses chroniques...

La Collète du lierre
Voilà une des abeilles sauvages les plus tardives du jardin. Chaque année, la Collète du lierre (Colletes hederae) attend sinon l’automne du moins la floraison du lierre pour émerger. D’abord les mâles, toujours en mouvements, prêts à en découdre et à se disputer, bientôt, les faveurs de ces dames !
Les deux sexes sont semblables et ne ressemblent à aucune autre abeille en cette toute fin d’été. Avec une pilosité dense et rousse sur le thorax, débordant largement sur la tête et la face. Le contraste est manifeste avec l’abdomen, noir et luisant, rythmé de bandes feutrées fauves, larges et nettement marquées.
Les femelles creusent et aménagent leur nid au sol. Des terriers indépendants, mais souvent regroupés en petites « bourgades ». Avec un petit terril conique pour chaque entrée.
Si le menu des adultes semble plus éclectique, l’approvisionnement des larves ne varie guère : nectar et pollen de lierre ! Pas de temps à perdre donc. Tout sera terminé dans quelques semaines
Le jardin du père Narcisse
"En septembre si tu es prudent, achète grain, bois et vêtements."
Bonjour à tous, amis jardiniers !
Eh bien, quel été nous venons de vivre... canicule, sécheresse, violents orages, grêle, rien ne nous aura été épargné ! Mais en bon jardinier, nous savons que devant les éléments climatiques, il faut savoir s'adapter et rester patient. En cette deuxième quinzaine de septembre, les feuilles des arbres commencent à se colorer. Les nuits sont fraîches, mais les températures en journée sont encore bien trop élevées. Quoi qu'il en soit, les travaux ne manqueront pas au potager : c’est encore le temps des généreuses récoltes. Toutes les parties vides de cultures seront à occuper par de l’engrais vert, car notre terre nourricière ne doit pas rester nue. Les cultures d’été vont laisser maintenant la place aux légumes d’hiver.
Du côté des semis, il y a de quoi s'occuper ! En place ou en caissette, je sème l'ansérine bon Henri, ce délicieux légume oublié, ainsi que le carvi, directement en pleine terre. Pour s'assurer de bonnes soupes parfumées, le cerfeuil se sème en place, ou sous châssis pour notre consommation hivernale. C'est aussi la dernière ligne droite, jusqu'à la fin septembre, pour les choux pommés de printemps et nos fameux épinards « géant d’hiver ».
Par chez nous, dans le Sud, c'est le moment idéal pour la belle mâche, et pour les navets (même si pour ces derniers, les retardataires auraient dû s'y prendre au tout début du mois !). En pépinière, je prépare tranquillement mes oignons rouges et mes oignons blancs. N'oubliez pas non plus d'échelonner vos rotations de radis, de salades frisées aux belles grosses feuilles, et de scaroles. Et comme je vous le disais en préambule, dès qu'une parcelle est libérée après la récolte, on sème un engrais vert : c'est le secret d'un sol vivant pour l'année prochaine !
Pour ce qui est des plantations, on ne chôme pas non plus. Je continue de mettre en terre mes salades : feuilles de chêne, frisées, scaroles, romaines et batavias vont gentiment prendre racine. Toujours dans notre Sud, je procède à l'œilletonnage de mes artichauts. C'est le moment parfait pour installer les choux-fleurs et les choux rouges qui affronteront l'hiver.
Septembre, c'est aussi le mois béni pour multiplier nos plantes aromatiques et médicinales. Je divise avec soin et je replante les éclats de touffe du cerfeuil musqué, de la ciboulette et de la mélisse. Je fais de même pour l'hysope et l'origan après leur division, sans oublier la rhubarbe et la plantation de l'oseille. Et bien sûr, comment passer à côté de nos chers fraisiers ? C'est le moment de replanter les éclats de touffe des fraisiers des quatre-saisons et de séparer les stolons du pied mère pour assurer de belles gourmandises au printemps.
Au-delà des semis et plantations, l'entretien du potager réclame encore notre vigilance. Pour nos amis jardiniers du Nord de la France, s'il y a un manque d'ensoleillement en ce moment, pensez à effeuiller légèrement le bas de vos pieds de tomates, mais gardez impérativement quelques feuilles en tête, et supprimez les toutes petites tomates qui n'auront plus le temps de mûrir. Partout ailleurs, on enfile les gants pour enlever le blanc d'ombrage des serres et des châssis afin de laisser entrer la lumière qui décline.
Avec l'automne qui se profile, je réalise désormais mes plantations sur des planches légèrement surélevées. C'est une méthode d'ancien bien utile pour éviter les excès d'humidité au niveau des racines. Dans le même esprit, pensez à glisser une simple tuile sous vos melons, pastèques, citrouilles et potimarrons pour leur éviter de pourrir au contact de la terre humide. Sur ces mêmes melons (ainsi que sur les concombres), n'hésitez pas à pincer toutes les têtes pour favoriser le mûrissement des derniers fruits. C'est également le temps de blanchir vos légumes à côtes, en surveillant de près l'apparition de pourriture, et de bouturer la poire-melon ainsi que vos autres aromatiques.
Je maintiens mes traitements périodiques naturels pour faire barrage au mildiou et à l'oïdium, et j'inspecte régulièrement mes choux pour repérer les éventuelles attaques de la piéride.
Enfin, prenez le temps d'éclaircir vos jeunes semis pour les laisser respirer. Et un dernier conseil pour la route : lors de vos repiquages, tout particulièrement pour vos choux, pralinez bien vos racines ! Une bonne trempette dans ce mélange de boue nourricière, il n'y a rien de tel pour garantir une reprise vigoureuse.
À bientôt dans le jardin.
Les conseils d'amatxi :
L'astuce d'Amatxi : La prairie maîtrisée, belle et utile !*
Oubliez la pelouse coupée à ras ! La clé de la biodiversité au jardin, c'est de laisser des zones non tondues. Ces petits îlots d'herbes folles, aux formes douces et organiques, sont magnifiques à regarder. Mais surtout, ils abritent une foule de petits locataires : les fameux insectes auxiliaires. Ce sont eux qui viendront à votre rescousse pour réguler les pucerons et autres indésirables. Alors, on lève le pied sur la tondeuse et on laisse la nature travailler ! Voyez en détail
Ce blog est uniquement consacré à la culture biologique du potager et de vos parcs et jardins. Il est bien entendu dédié au développement durable. Léguons à nos enfants un paradis.